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La pub minceur fait le printemps
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Signe de printemps valant bien celui de l'arrivée des hirondelles, les pubs minceur sont de retour sur les ondes, dans les étales des pharmacies et les pages de nos journaux. Aucune preuve indépendante d'efficacité en vue. Juste quelques affirmations bien senties pour faire rêver la ménagère de plus de 18 ans. |
Aucun risque pour le fabricant car non tenu par une obligation de résultat, d'autant que le terme "minceur" peut être utilisé sans modération... car il ne veut rien dire.
A l'escroquerie intellectuelle banalisée s'ajoute les manipulations les plus inventives comme celles épinglées récemment par UFC - Que choisir :
"À en croire la publicité distribuée dans les boîtes aux lettres, l'efficacité de la Cure 707 Minceur'express ne fait aucun doute. En quelques semaines, disparues les petites rondeurs disgracieuses ! D'ailleurs, cette cure, vendue par les laboratoires Ircam entre 31 et 89 euros, a été élue meilleur produit de sa catégorie par l'Institut national de protection des consommateurs (INPC). Une référence !
Sauf que l'INPC n'existe pas. Cet organisme soi-disant "indépendant" se vantant d'effectuer des tests comparatifs et d'agir en faveur de la protection des consommateurs est une pure invention. Ce sigle a en fait été inventé de toutes pièces dans un seul but : créer dans l'esprit des acheteurs potentiels la confusion avec l'Institut national de la consommation (INC), organisme dépendant de l'État, et ainsi renforcer la légitimité de la fameuse cure amincissante. Le président de l'INPC, un certain Karl Denoher, est quant à lui un illustre inconnu. Et pour couronner le tout, l'adresse où faire parvenir le chèque renvoie vers une boîte postale basée à Wolfurt, en Autriche.
Il n'en faut pas plus pour comprendre que cette offre miraculeuse n'est autre qu'une escroquerie. D'ailleurs, selon le réseau anti-arnaques de l'UFC-Que Choisir de Quimper (29), qui a révélé l'affaire, les escrocs n'en sont pas à leur coup d'essai. En 2003, les laboratoires suisses La Roque s'étaient également appuyés sur une association du même genre, l'Union des consommateurs européens, pour promouvoir une autre cure amaigrissante, l'Affiline + 500 Biactive.
Bref, mieux vaut ne pas donner suite à ces cures miraculeuses qui ont surtout pour objectif d'amincir... le portefeuille des victimes."
A bon entendeur...
Cheveux : quelques espoirs
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Dans un numéro récent, Sciences et Avenir s'est intéressé à une "nouvelle technique de clonage capillaire pour les chauves".
Le magazine note en effet dans un court article que "la société britannique Intercytex vient d'achever ses travaux de phase 1 sur 7 volontaires".
Sciences et Avenir explique que "cette autogreffe crée de nouveaux cheveux. D'abord, une biopsie de follicules pileux est réalisée dans une zone non touchée par la calvitie. Ensuite, on isole les cellules des papilles dermiques de la base du follicule, responsables de la formation du cheveu".
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| "Mises en culture pendant 3 semaines, elles son réinjectées dans le cuir chevelu où elles créent des follicules, source de nouveaux cheveux", poursuit le mensuel.
Sciences et Avenir indique que selon la société britannique, "5 personnes sur 7 auraient vu s'accroître le nombre de leurs cheveux"

L'assurance maladie veut faire la chasse aux fraudeurs
Après les résultats "probants" de sa traque aux arrêts de travail abusifs l'an dernier, la caisse nationale d'assurance-maladie compte s'attaquer aux fraudeurs qui veulent se faire rembourser des opérations de chirurgie esthétique.
L'accent sera mis cette année sur le remboursement indu d'opérations de chirurgie esthétique.
En principe, seuls les actes de chirurgie réparatrice peuvent être remboursés. Mais certains fraudeurs parviennent à se faire rembourser, avec la complicité de médecins semble-t-il, en faisant passer des opérations de pure chirurgie esthétique pour de la chirurgie réparatrice.
Exemple : une demande de remboursement de deux prothèses mammaires alors que, généralement, les ablations en cas de cancer + prothèse correspondante ne concernent qu'un des seins. L'assurance maladie chiffre à 10 millions d'euros le montant des économies susceptibles d'être réalisées sur ce poste...

Chirurgie d'allongement du pénis et déception
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La taille du pénis est une préoccupation aussi ancienne que répandue. Si dans la majorité des cas il s'agit d'une discrète dysmorphophobie qui ne requiert pas de traitement, plusieurs techniques chirurgicales ont été mises au point pour allonger des pénis objectivement trop courts.
Une équipe britannique (1) fait état des résultats de ces interventions en reprenant les dossiers de 42 hommes ayant été opérés dans leur service. Les interventions consistaient en une division du ligament suspenseur de la verge avec ou sans excision graisseuse, une plastie en VY ou l'insertion d'un dispositif en silicone. |
Les résultats objectifs se sont révélés décevants avec une augmentation moyenne de la taille du pénis étiré de 1,1cm, perçue comme un allongement par 52% des sujets seulement. Sur le plan subjectif, 62% des patients n'étaient pas satisfaits des résultats et 55% ont subi une deuxième intervention. Parmi ces sujets réopérés, 36% seulement ont été contentés par la longueur finale de leur pénis.
Pour les auteurs, ce type d'interventions doit donc être réservé aux patients ayant des espérances réalistes et ne doit pas être considéré comme un traitement des dysmorphophobies péniennes.
(1) "The role of surgery for penile dysmorphophobia." Communication au 20ème Congrès de la Société Européenne d'Urologie.
Ne pas regretter la silicone...
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Les injections de silicone sont interdites en France, mais encore prisées dans certains pays.
Une observation dramatique (1), rapportée par un hôpital new-yorkais, vient nous rappeler l'une des raisons de la prohibition française (qui n'est d'ailleurs pas toujours respectée).
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La patiente âgée de 30 ans et jusque là en bonne santé, avait reçu, 12 jours et 2 jours avant son admission, des injections de silicone dans les fesses dans le but d'en augmenter le galbe. Ce "traitement" avait été pratiqué par un opérateur non qualifié.
A l'arrivée aux urgences, la malade était en détresse respiratoire L'examen retrouvait une hypotension artérielle, une température à 38,3°C et des signes pulmonaires.
Devant cette insuffisance respiratoire aigüe d'étiologie indéterminée avec hémorragie, une biopsie pulmonaire a été pratiquée.
La physiopathologie de ce type d'accident (dont quelques rares cas ont été décrits dans la littérature notamment chez des transsexuels) n'est pas totalement élucidée mais semble être en rapport avec des embolies pulmonaires de silicone à partir du site d'injection. Il est possible que la gravité exceptionnelle de la pneumopathie chez cette patiente était liée au volume de silicone utilisé qui, compte tenu du site à galber, était probablement supérieur à ce que l'on injecte habituellement dans les lèvres...
(1) "Silicone pneumonitis after cosmetic augmentation procedure." N Engl J Med 2006 ; 354 : 211-212
Défaut d'information : argument insuffisant !
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Depuis 1997, un praticien pouvait être condamné s'il ne prouvait pas avoir délivré une information correcte à son patient (dans le cas bien évidemment où un préjudice avéré était en relation directe avec l'intervention).
On parle alors de défaut d'information : le patient n'a pas disposé des données nécessaires pour prendre sa décision en toute connaissance de cause, ce qui est reproché au praticien. |
Cependant, la réparation financière du préjudice ne sera pas complète dans ce cas car le patient aurait peut-être quand même décidé l'intervention malgré une information correcte. Autrement dit, il y a seulement ce qu'on appelle une "perte de chance" de renoncer à l'intervention. De ce fait, l'indemnisation ne sera pas complète mais seulement à hauteur de 50, 70 ou 80% suivant la décision du Tribunal.
Tel était l'état des lieux jusqu'à cette décision de la Cour d'appel de Paris (8 avril 2005) dont voici l'essentiel :
"En matière de chirurgie esthétique, l'information donnée au patient sur les risques liés à l'opération doit être d'autant plus complète que l'intervention est de confort et sans nécessité thérapeutique. En l'espèce, le chirurgien et l'anesthésiste devaient informer le patient sur le risque de syndrome de Mendelson (1), lié à l'anesthésie, qui est un risque relativement rare, mais qui est réel. Or, les médecins n'apportent pas la preuve d'avoir exécuté leur obligation d'information. Cependant, le patient, qui n'en était pas à sa première opération de chirurgie esthétique, n'apporte pas la preuve qu'il aurait renoncé à l'opération s'il avait connu le risque de syndrome respiratoire, relativement rare dans son cas. Le manquement des médecins à leur obligation d'information n'a donc eu aucune incidence en l'espèce."
Quelques commentaires avec toute la déférence que l'on doit aux décisions de justice :
- le praticien n'a pas correctement informé le patient, ce qui aboutirait habituellement à une condamnation (car le patient a subi une "perte de chance" de renoncer à l'intervention)
- mais c'est au patient - dixit la Cour d'appel - de prouver qu'il aurait renoncé s'il avait été informé. Ce qu'il n'a pu prouver, ce qui "annule" donc le "défaut d'information" ! Il est vrai que la patiente déclarait souhaiter une nouvelle intervention esthétique sur l'abdomen, montrant par là que cette complication - maintenant connue de sa part - ne la dissuadait pas pour autant. De là à penser qu'il en aurait été de même concernant l'intervention litigieuse...
Question plus générale : comment peut-on prouver qu'on aurait renoncé à l'opération avec une meilleure information des risques... sinon en l'affirmant après coup, ce qui n'est pas une preuve en soi...
Le seul moyen serait de cosigner (patient + praticien) avant intervention un document de "consentement éclairé" précisant en substance : "J'ai pris connaissance des risques énoncés dans le consentement éclairé et n'accepte l'intervention qu'à l'exclusion de tout autre risque."
Nous en sommes très loin et rares (inexistants ?) sont les praticiens et/ou assureurs qui accepteraient cette condition, tout au moins actuellement.
Autre considération liée : à partir du moment où l'on signe l'acceptation du risques de décès, risque grave par excellence, il peut paraître dérisoire et déplacé de reprocher par la suite un défaut d'information concernant un risque plus bénin comme un mauvais résultat esthétique ou une paralysie. Qui accepte la mort accepte ipso facto tout le reste...
Autrement dit, une intervention esthétique, par définition non indispensable, est une décision périlleuse qui impose une préparation minutieuse si l'on veut optimiser ses chances de succès et éviter autant que possible détresse et autres imbroglios juridiques.
(1) Le syndrome de Mendelson, ou syndrome d'inhalation bronchique, est un syndrome potentiellement fatal qui résulte de la pénétration dans les bronches et les poumons de liquide gastrique. D'une part, le liquide gêne l'arrivée d'air jusqu'aux vacuoles et donc la respiration (noyade). D'autre part, le liquide étant acide, il attaque les muqueuses, provoquant des lésions inflammatoires graves très difficiles à soigner, avec notamment la formation d'un œdème pulmonaire et une infection.
Tous les informations concernant le "bon" choix du praticien, les différentes interventions esthétiques (bénéfices et risques réels), les recours éventuels sont développés dans le cadre d'un abonnement à INFOESTH.

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