Souhaitable mais non obligatoire, le "consentement mutuel éclairé" est un véritable contrat qui engage patient et praticien. Il est censé constituer la traduction écrite de l'information orale (obligatoire, elle) avant l'acte esthétique. On ne peut que s'en féliciter dans la mesure où il existait - et existe encore - des "défauts d'information" patents, ce qui privait trop souvent le patient d'une base de décision indispensable. Tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si - et c'est ici que le bât peut blesser - ce contrat engageait au moins autant le praticien que le patient, ce qui se discute. Car signer un contrat stipulant que le résultat peut ne pas être celui souhaité, qu'il pourrait exister des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes, que les prothèses peuvent se dégonfler nécessitant des réinterventions, que le risque de décès existe... tout ceci signifie qu'en cas de réalisation d'un de ces risques, le patient est prévenu de ces "alea" possibles et que la praticien n'y est pour rien... à moins qu'une faute technique puisse être prouvée (ce qui est très rare). Exemple concernant les prothèses mammaires :
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