Ou, façon Coluche : "peut-on vendre de la beauté sans avoir d'échantillon sur soi ?" Lorsqu' on voit à la télévision un médecin esthétique - chauve - vanter les mérites des implants capillaires, il n'est pas inconcevable de ressentir une certaine perplexité. Tout aussi troublant de voir, dans une autre émission, un chirurgien esthétique bedonnant tirer sur les bajoues d'une patiente - alors que les siennes sont pire - et lui dire avec le plus grand sérieux : "regardez comme vous serez belle !" Car de trois choses l'une :
On peut certes considérer que la pression sociale n'est pas la même sur un chirurgien (homme) que celle s'exerçant sur une patiente (femme), mais cette constatation n'est pas sans susciter quelques interrogations supplémentaires... En fait, la raison profonde est que certains de ces praticiens médiatisés ont une excellente estime d'eux-mêmes, pour ne pas dire une certaine fatuité. Cet aplomb va jusqu'à recommander des interventions supplémentaires : "vous serez tellement mieux si je vous fais le menton en plus du nez". Or ces interventions non demandées, étrangères à la motivation initiale du patient, sont souvent source d'insatisfactions. Ces comportements ont au moins un intérêt pour le patient : celui d'identifier les praticiens à éviter. Pour être tout à fait honnête, il faut reconnaître que certains de ces praticiens se sont fait opérer. Ainsi a-t-on pu voir dans une émission télévisée récente (M6) une femme chirurgien esthétique... et opérée du nez - ce qui prouve que ce n'est pas antinomique - sans qu'elle l'ait pour autant avoué sur le plateau (tabou, quand tu nous tiens !). Mais alors, comment pouvait-t-on le savoir, me direz-vous ? Simplement en regardant : l'intervention était visiblement ratée ! esthétiques (bénéfices et risques réels), les recours éventuels sont développés dans le cadre d'un abonnement à INFOESTH. ![]() Copyright © 2001-2007 INFOESTH - Tous droits réservés. |